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Le premier ministre devant la conférence de Doha:
Doha, 30 nov - Le premier ministre, M. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a appelé les pays riches à entrer en partenariat véritable avec les pays en développement .
Dans un mot prononcé devant la conférence des Nations Unies pour le financement du développement, dimanche matin à Doha, le premier ministre a indiqué que les pays développés sont appelés " à ouvrir leurs marchés devant les exportations des pays en développement, à lever les obstacles qui empêchent une telle action, y compris les obstacles douaniers et à oeuvrer pour tout ce qui est de nature à contribuer à l'équilibre commercial entre les deux parties ".
Il a aussi appelé les pays développés à oeuvrer pour le transfert, au profit des pays en développement," de la technologie développée dans tous les domaines industrielle et agricole" en tant que " pierre angulaire pour tout développement durable". Il a aussi appelé à l'effacement des dettes des pays pauvres, deyttes "qui sont considérées comme un obstacle majeur au développement" eu égard à leurs répercussions négatives directes sur la balance des payements dans ces pays .
Le premier ministre a estimé que malgré l'intérêt très grand qu'accorde la communauté internationale au développement, "les pays en développement restent encore très loin de la réalisation des objectifs du millénaire de développement du fait de leurs conditions difficiles" qui se sont détériorées " sous l'effet des crises mondiales successives", soulignant que la crise des des marchés financiers aura des répercussions négatives très grandes sur les pays en développement", car "il est attendu que les prix des matières premières que ces pays exportent connaîssent des baisses tout comme que reculent les aides financières qui leur sont accordées de la part des pays développés ".
Il a affirmé que "le gouvernement mauritanien, sur instruction du général Mohamed ould Abdel Aziz, président du Haut Conseil d'Etat, chef de l'Etat, oeuvre inlassablement, malgré ses moyens limités, pour la matérialisation du contenu de l'accord de de Monterrey pour le financement du développement", affirmant " la nécessité de voir nos partenaires au développement continuer de nous appuyer dans l'exécution de nos plans de développement" visant à "améliorer les conditions de vie des simples citoyens mauritaniens ".
M. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a ensuite parlé des mesures prises par la Mauritanie pour la réalisation du développement, indiquant que " le gouvernement "oeuvre pour la généralisation de la scolarité", la disponibilisation de "la couverture sanitaire pour qu'elle englobe tout le territoire national", soulignant qu'il a été aussi créé un commissariat à la sécurité alimentaire qui "s'emploie à lutter contre la pauvreté à travers l'exécution d'une stratégie nationale" basée sur "le financement de microprojets générateurs de revenus dans les campagnes et villages" complétant ainsi "le rôle joué par les caisses populaires d'épargne et de crésdit pour disponibiliser des crédits à la portée des citoyens à revenus limités ".
Les travaux de la conférence se sont poursuivis dimanche par une seance générale et des ateliers spécialisés.
Au cours des séances générales, des présidents des délégations ont pris la parole dont notamment le premier ministre marocain, M. Abass El Fassi, le premier ministre jordanien, M. Nader Dhahbi, le chef de la délégation koweitienne et des chefs de délégations de pays africains.
Les intervenants ont été unanimes à insister sur la nécessité à travailler pour parvenir à un équilibre dans le système financier international et à introduire des modifications au niveau des systèmes de la Banque Mondiale et du FMI, notamment dans les aspects relatifs aux mécanismes et aux méthodes de vote, à l'octroi des prêts, de manière à faire preuve d'équité vis-a-vis des pays en développement et à leur garantir une place dans ces deux institutions.
La majorité des intervenants ont appelé à une situation économique et financière évitant au monde les effets des chocs économiques.
Au niveau des ateliers spécialisés, un atelier sur la mobilisation de ressources internationales pour le développement s'est réuni sous la présidence du secrétaire général de la CNUCED. Cette rencontre a axé ses travaux sur le rôle de l'investissement étranger direct et des flux spéciaux dans le financement du développement.
Des documents de travail ont été présentés pour la circonstance par le secrétaire général de la CNUCED, la présidente de l'Organisation pour la transparence internationale, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour la conférence de Doha, le conseiller de l'Agence japonaise pour la coopération internationale et des présidents de grandes sociétés internationales.
Les intervenants ont insisté sur l'importance de la mobilisation des ressources internationales et l'orientation des investissements pour la réalisation du développement dans le monde, appelant à mettre sur pied des mécanismes garantissant aux pays pauvres de profiter de tout effort mené dans ce domaine.
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