Le désert, la mer et les cités anciennes un précieux capital
touristique
Avec sa côte atlantique de plus de 700 kilomètres de long constituée de
plages de sable d’un blanc immaculé, son désert, ses montagnes son ciel bleu et
du soleil à revendre, mais aussi ses villes anciennes et ses vestiges
historiques, la Mauritanie dispose d’un capital touristique inégalé.
Enfin, conscient de cette situation, le gouvernement a mis le paquet sur le
secteur. De délaissé dans les années 70 et 80, le tourisme bénéficie désormais
de la priorité. Depuis et en quelques années seulement, le tourisme a connu
un véritable boom dans le pays si bien que la Mauritanie s’est dotée d'un plan
stratégique sur 10 ans pour développer ce secteur, considéré par le gouvernement
comme l'un des principaux piliers de l'économie nationale.
Le résultat d’une telle option ne s’est pas fait attendre. Si en
1996, seuls 217 touristes avaient fait le déplacement vers la destination
« Mauritanie », c’est par dizaines de milliers que les touristes
viennent dans le pays ces dernières années. Les vols charters se sont multipliés
et les hôtels pendant la saison affichent le plein.
L’encouragement de
l’Etat a favorisé les investissements structurants dans le secteur au point que
les capacités d’accueil ont été littéralement multipliées.
La situation géographique du pays, son panorama notamment son littoral
côtier et ses deux parcs naturels, le Banc d’Arguin au nord et le Diawling au
sud classés par l’Unesco patrimoine naturel de l’humanité sont, sans doute, des
facteurs clé encourageant la clientèle à prendre cette destination.
Au
cœur du désert, les villes anciennes de Chinguitti, Ouadane, Tichitt et Oualata
avec leurs bâtisses moyenâgeuses, leurs bibliothèques et leurs manuscrits rares
sont un autre facteur d’attrait d’un tourisme spécialisé.
Dès lors,
l’évolution du secteur a été rapide de sorte que les touristes sont venus de
partout surtout de France et d’Europe. On décèle même une tendance encore timide
du tourisme intérieur principalement vers les villes d’Atar et
d’Aioun.
Certains promoteurs relèvent aussi que « le tourisme
d’affaires commence aussi à marcher".
Le sud du pays n’est pas ,loin
s’en faut,en reste. Et si au nord on peut contempler des sables
dorés à perte de vue et des déserts immenses jalonnés d’oasis verdoyantes, au
sud pendant l’hivernage on peut se rincer les yeux avec des pâturages avec de
nombreux troupeaux et apprécier au cours d’une séance de thé la vie bédouine
d’une déconcertante simplicité.
Au-delà, le pays entier constitue un
réservoir dont les potentialités énormes restent quasiment toutes en friche: il
reste des territoires naturels immenses et vierges. Les régions de l’est de la
Mauritanie sont dans cet esprit vouées à un avenir prometteur. Avec la
construction de l’aéroport international de Néma, les wilaya du sud est celles
des deux Hodhs en particulier vont pouvoir être largement desservies.
Le
gouvernement en complétant la panoplie de textes organisant le secteur vient de
doter le secteur d’un plan stratégique sur 10 ans. En agissant ainsi, il montre
sa volonté de développer un secteur jusque là délaissé. C’est également dans cet
esprit qu’il a adopté, dans la même foulée, une déclaration de politique
générale, suivie en 1996, d'une loi organisant le secteur avec différents
décrets d’application.
Côté ressources humaines, l’Etat mauritanien
développe la formation du personnel mais aussi les infrastructures qui croissent
au rythme de la venue des touristes.
Autre tournant, la création de
l'Office National du Tourisme qui marque désormais une étape nouvelle franchie
sur la voie du développement et du progrès dans ce secteur. |